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Québec, QC, Canada

Un Toit Vert

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Les ingénieurs de CIME Consultants ont commandé des rupteurs de pont thermique pour isoler les balcons de leurs dalles d’appui intérieures.

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Les ingénieurs de CIME Consultants ont commandé des rupteurs de pont thermique pour isoler les balcons de leurs dalles d’appui intérieures.

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Les barres d’armature qui font saillie de chaque côté des rupteurs de pont thermique sont fixées à l’armature d’acier au carbone du balcon et de la dalle de plancher avant la coulée du béton.

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Les dalles de balcon et de plancher jointes à l’aide de rupteurs de pont thermique peuvent être coulées simultanément selon le procédé classique.

Un immeuble écologique de 70 logements avec toit végétalisé et rupteurs de pont thermique se construit à Québec 

L’immeuble Un toit vert protégera les intérieurs chauffés des balcons glacés 

QUÉBEC, QUÉBEC – Un toit vert est un immeuble de 70 logements répartis sur 6 étages dont la construction a commencé dans l’écoquartier D’Estimauville, à Québec. Ce bâtiment novateur comprendra des appartements abordables, un stationnement souterrain, une cour ensoleillée et une toiture végétalisée.

L’immeuble de béton a été conçu pour les hivers rigoureux de la capitale. « Québec est une ville enneigée, froide et humide », explique Frédéric Allard, vice-président de Constructions Richard Arsenault, l’entrepreneur général du projet.

Le nom « Un toit vert » fait référence non seulement à la toiture paysagée et végétalisée de la future résidence, mais aussi aux normes écologiques qui ont présidé à sa conception, ajoute Frédéric Allard. Le promoteur vise la certification LEED pour les logements collectifs de hauteur moyenne ainsi que la certification québécoise Novoclimat (voir encadré).

Le problème des ponts thermiques 

Les concepteurs avaient pour tâche de réduire au minimum le risque de pont thermique entre les balcons et les dalles intérieures climatisées afin de limiter la condensation, d’assurer le confort des occupants et d’économiser l’énergie.

Pour ce faire, les ingénieurs en structure québécois du projet, CIME Consultants, ont commandé des rupteurs de pont thermique porteurs IsokorbMD, que Frédéric Allard avait déjà utilisés dans un projet d’appartements.

Fabriqués par Schöck North America, ces modules augmentent les économies d’énergie grâce à leur bloc de polystyrène expansé renforcé au graphite, dont la conductivité s’élève à moins de 2 % de celle du béton, et à leur barre d’armature d’acier inoxydable, un matériau trois fois moins conducteur que l’acier au carbone. 

Ils sont placés au niveau de la couche isolante de l’enveloppe du bâtiment, entre le balcon et la dalle de plancher correspondante. Les barres d’armature qui font saillie de chaque côté du rupteur sont coulées l’une dans la dalle de plancher et l’autre dans le balcon selon le procédé classique. Les modules assurent ainsi l’isolation ininterrompue du bâtiment tout en portant des charges équivalentes à celles des dalles classiques en béton coulé. Au total, ce sont 67 balcons, plus le balcon d’une salle commune, qui ont été équipés de rupteurs de pont thermique.

Diminuer les déperditions de chaleur et la facture énergétique dans un climat rigoureux 

Les concepteurs ont commandé des rupteurs de pont thermique « pour empêcher la chaleur de s’échapper et freiner les dépenses énergétiques », explique Jean-Christophe Tremblay, ingénieur chez CIME Consultants. « Parce que c’est un projet public, les coûts sont surveillés de près, ajoute Frédéric Allard. Nous avons voulu réduire au minimum tous les frais, notamment les frais d’électricité. Ce projet va permettre à des familles à faible revenu de vivre dans de beaux logements. »

L’installation des rupteurs de pont thermique sur les balcons 

Les rupteurs de pont thermique ont été faciles à installer, selon Gabriel Lévesque, contremaître en acier chez Les Ferrailleurs du Québec. Son équipe a fixé les barres d’armature des rupteurs à celles des dalles de plancher et des dalles de balcon. Les balcons ont été coulés avant les planchers, en général le même jour, mais en utilisant des bétons différents.

Jean-Christophe Tremblay estime que les rupteurs n’ont pas compliqué la coulée, et Gabriel Lévesque souligne qu’à condition d’être bien fixés, « les rupteurs ne bougent pas quand on coule le béton ». En tout, des rupteurs ont été installés sur 68 balcons, qui s’étendent sur un total de 343 m (1 144 pi). 

Bien qu’il soit encore trop tôt pour chiffrer avec précision les économies d’énergie que les rupteurs de pont thermique permettront de réaliser, plusieurs membres de l’équipe d’Un toit vert comptent bien refaire usage de ces éléments. « Ils répondent à un vrai besoin », résume Jean-Christophe Tremblay.

 

Architecte

Tergos Architecture
Lafond Côté Architectes

Ingénieur en structure

CIME Consultants Inc.

Compagnie de construction

Constructions Richard Arsenault

Consultant de l'enveloppe du bâtiment

Morrison Hershfield

Construction terminée

2019